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Vérino s'installe au top de l'humour français

[Rubrique : Culture] | Publié le : 24/01/2014



La jeune scène française peut se targuer d'avoir de sacrés talents. Après avoir découvert Lisa Raduszynski, Caroline Vigneaux ou encore Florent Peyre, GuideParisMode vous invite à la rencontre de Vérino, l'une des révélations montantes de l'humour de ces dernières années. 

Porté par les nombreux festivals auxquels il a participé et l'émission On ne demande qu'à en rire, dont il était l'un des pensionnaires réguliers, Vérino a même joué en solo sur la mythique scène de l'Olympia à guichet fermé. Stand-uppeur à l'humour redoutablement efficace, Vérino a accepté de répondre à nos questions sur son passage à la télévision, son expérience au cinéma, son spectacle et sa personnalité de grand enfant, aujourd'hui papa. Rencontre !


Zara par Vérino


L'humour : plus qu'une mode, une vie

C'est depuis sa plus tendre enfance que V√©rino ambitionne la carri√®re d'humoriste. Tr√®s t√īt, le jeune gar√ßon s'est d√©couvert un don pour faire rire les autres, mais surtout qu'il pourrait en faire son m√©tier : "quand j'ai vu Bigard √† la t√©l√©, j'√©tais jeune, j'avais 7, 8 ans donc forc√©ment je comprenais rien √† ce qu'il racontait. Mais en attendant, je voyais les gens se marrer. Et plus tard, j'ai compris qu'on pouvait vraiment gagner sa vie avec √ßa." M√™me si V√©rino est convaincu de sa vocation, il se rend bien √©videmment compte de la difficult√© de la manoeuvre : "il y a √©norm√©ment de travail pour r√©ussir √† faire des choses de qualit√© et en plus, on est tr√®s nombreux en ce moment donc √ßa augmente le niveau d'exigence. Et le public est encore plus aguerri qu'avant. A la base, je voulais faire ce m√©tier parce que j'avais envie de faire marrer les gens et aujourd'hui, je le fais parce que tout me passionne : de l'√©criture jusqu'au moment de monter sur sc√®ne, c'est une v√©ritable soif quotidienne."

Vous l'avez bien compris : c'est la passion pour son métier qui a aidé à surmonter les épreuves de sa vie artistique : "même cette période là ne m'a pas semblé très difficile parce que je faisais le métier que j'aimais (...) Mon objectif, c'est de faire une carrière longue."

Aujourd'hui, parmi les artistes qui l'inspirent, Vérino nous cite un humoriste américain très connu dans son pays : Louis C.K. : "je le trouve grandiose parce que c'est un mec qui fait rire sans faire de vannes, juste en racontant des histoires."


De la télévision au cinéma

Au fur et à mesure de sa carrière qui en est encore à ses débuts et qu'on lui promet longue dans l'avenir, Vérino a multiplié les expériences pour se faire connaitre, à commencer par la télévision en devenant l'un des humoristes phares de l'émission On ne demande qu'à en rire de Laurent Ruquier : "au départ, j'ai participé parce que tous mes potes y étaient et qu'ils cartonnaient. Je voulais pas la faire parce que ça m'ennuyait d'être noté. Encore aujourd'hui, je remet en cause le principe pur. C'est très humiliant pour des gens qui font leur travail d'être jugé juste après, quelles que soient les conditions. Noté, encore plus parce que ça met le doigt sur les incapacités qu'on a. On est déjà assez jugé par le public pour en rajouter. Et puis, je me suis rendu compte au fur et à mesure que c'était un des seuls moyens de mettre des humoristes à la télé. Et je me suis rendu compte que c'était la seule émission dans laquelle on avait le droit de faire notre métier. Finalement, c'est une grand liberté que nous a offert Laurent Ruquier et toute l'équipe de production. Donc je regrette pas du tout, je suis très content". 

Pourtant, V√©rino nous r√©v√®le retenir de cette exp√©rience "√©norm√©ment de violence". A un m√©tier difficile se rajoutait en effet la pression de la t√©l√©vision, de l'exposition qui entraine √† la fois un d√©sir d'acceptation mais aussi des remises en questions. "Aujourd'hui, j'ai pas trouv√© autre chose de plus difficile que √ßa. Tout ce que je fais √† c√īt√© est beaucoup plus simple que ce que je faisais √† la t√©l√© l'an dernier. Donc, depuis, ma vie est belle (rires)."¬†


Le distributeur de baguettes 24h sur 24 de Vérino à On ne demande qu'à en rire


Maintenant que l'émission s'est terminée, Vérino vole de se propres ailes : "j'avais envie d'évoluer et j'ai pas forcément non plus envie de faire partie de cette émission toute ma vie." Sans compter que le stand-up, dans lequel l'humoriste se spécialise, n'était pas forcément le genre favori au sein de l'émission : "c'est beaucoup plus intéressant de venir voir un stand-uppeur  sur scène parce qu'il nous raconte les choses qu'il a envie de raconter profondément." L'émission a tout de même donné à Vérino une rigueur au travail et une recherche constante de l'excellence : "moi, je voulais faire du stand up. Je me déchirais la tête pour pas qu'il y ait de prises. Mes sketchs, il fallait qu'ils soient invincibles. Donc ça m'a vraiment obligé à travailler, à être meilleur et ça, c'est quelque chose de très positif."

Son passage dans l'√©mission lui donne une notori√©t√© suffisante pour remplir les salles, dont celle de l'Olympia, mais aussi pour se faire rep√©rer pour un r√īle au cin√©ma, dans le film Fonzy avec Jos√© Garcia. "Au del√† de faire mes premiers pas au cin√©ma, ce qui est un moment jouissif, j'ai eu la chance dans la foul√©e de rencontrer Jos√© Garcia que j'adore et sa femme, Isabelle Deval qui a r√©alis√© le film. L'exp√©rience √©tait vraiment g√©niale. Le film √©tait g√©nial √† jouer et puis, la rencontre √©tait sublime (...) Au cin√©ma, √ßa m'a fait du bien de l√Ęcher les responsabilit√©s et de voir que c'est pas moi qui √©crivait le texte, que c'√©tait pas mois qui mettait en sc√®ne et du coup, √ßa m'a fait du bien aussi. C'est une petite bulle de respiration dans une vie d'humoriste."


Vérino et la scène, histoire d'humour

La cons√©cration fut bien s√Ľr l'Olympia, il y a √† peine plus d'un an. Une salle mythique, pris√©e, dont r√™vent beaucoup d'artistes mais que bien peu parviennent √† occuper et surtout √† remplir. "Quand je suis arriv√© √† Paris, c'√©tait mon r√™ve de jouer un jour √† l'Olympia et j'ai m√™me fait un pari d√©bile, c'√©tait de ne jamais aller voir de spectacle √† l'Olympia avant d'y jouer moi m√™me. 10 ans plus tard, je suis mont√© sur le plateau et c'est assez magique. C'est difficile de remplir l'Olympia. C'est quand m√™me une tr√®s grande salle m√™me quand tu es connu. J'ai eu la chance de le faire et de le jouer √† guichet ferm√©. Apr√®s, le moment √©tait sublime parce que les gens √©taient surmotiv√©s dans la salle. C'est un vrai moment de partage extraordinaire."¬†

Autant sur la scène de l'Olympia que toutes celles qu'il a foulé depuis ce début brillant de carrière, en bon stand-uppeur qui se respecte, Vérino parle de lui et de sa vie, avec humour et dérision. Mais au fond, ce n'est pas tant les thèmes qu'il aborde qui importent le plus le comédien, "c'est un spectacle qui tourne vraiment autour des sensations. Donc les thèmes en soi ne sont pas vraiment importants, c'est l'état dans lequel ressort le public. Ce que j'essaye de développer dans mon spectacle, c'est expliquer comment je vis mon humour, comment je vois les choses et comment elles me font rire. C'est la personnalité qui s'en dégage."


Vous pourrez retrouver V√©rino √† partir du 23 janvier √† la Com√©die Caumartin, mais √©galement dans la nouvelle √©mission de Laurent Ruquier, "L'√©mission pour tous", qui a d√©marr√© le 20 janvier. Et encore au-dela de son retour sur sc√®ne et √† la t√©l√©vision, l'humoriste a une multitude de projets en t√™te : "je suis toujours en plein casting pour des r√īles au cin√©ma et √† la t√©l√©. J'√©cris plein de choses de mon c√īt√© : des programmes courts, des films... je les travaille jusqu'au jour o√Ļ √ßa donnera quelque chose de concret."

Positif, bon vivant et plein d'entrain, Vérino apporte un vent de fraicheur à l'humour français de par sa pêche et sa sympathie. Son enthousiasme pour la vie est contagieux et contribue au succès de ses spectacles. Marié et père, il est pourtant bien loin de l'image qu'on pourrait lui prêter, mais pour Vérino, l'essentiel est qu'"aujourd'hui, je travaille et je suis heureux."

Albin Duvert



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