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Lisa Raduszynski, tout de suite au top !

[Rubrique : Culture] | Publié le : 20/01/2014



Dans un petit théâtre sur le boulevard de Clichy, en plein coeur du quartier Pigalle, tous les mardis, c'est une jeune humoriste au nom imprononçable (du moins, les 24 premières fois) qui se produit. Lisa Rasu... Lisa Ralu... Lisa Raduszynski grimpe sur la scène en véritable show-girl de Las Vegas, remerciant ses milliers de fans. Durant tout le spectacle, Lisa campe des personnages qui ont des rêves auxquels ils croient un peu trop, qui raconte des salades aux autres et à elle-même. Depuis s'inscrire à la salle de sport sans en faire jusqu'à attendre son prince charmant de 15 ans, ou bien celui qui n'avait jamais prévu de venir, ses filles en veulent beaucoup et partent souvent dans leurs délires. 

C'est un peu l'impression générale qui se détache du spectacle : délirant. Comme son interprète. GuideParisMode a rencontré Lisa Raduszynski qui nous a parlé d'elle, de son spectacle, de ses projets non sans humour. Portrait !


Lisa, la comédienne

Pour Lisa, il n'y avait pas d'autres alternatives que la comédie : "j'ai toujours voulu être comédienne, mais je croyais que tout le monde voulait être comédien. Et un jour, j'ai compris que ce n'était pas le cas de tout le monde. Donc je me suis inscrite à des cours de théâtre". C'est tout naturellement que Lisa s'oriente vers un style plutôt comique : "j'ai toujours fait rire. J'ai toujours aimé les trucs drôles au théâtre." Son 1er sketch, Lisa l'écrit pas hasard à l'occasion d'un plateau de jeunes talents, le Talent show : "avec une copine, on devait faire une scène de Jean-Michel Ribes. Sauf que un mois avant, elle m'a plantée et donc j'ai dit au type qui programmait les jeunes de talents de m'oublier. Et il m'a dit de me débrouiller, d'écrire."

La jeune Lisa Raduszynski se lance dans le théâtre et choisit de garder son nom d'origine : "je me suis posée beaucoup de questions. Est ce que je mettais Lisa, Lisa R... Mais c'est mon nom. Il est long, il est compliqué, il y a plein de lettres. Je suis celle avec le nom compliqué. Sinon, mon surnom, c'est Lizarazu, mais c'est déjà pris (rires)."

Lisa tient donc à rester elle-même, sans se fourvoyer dans un nom de scène trop prétentieux : "quand tu commence le théâtre, tu crois que t'as tout compris et tu t'envole. Généralement, au bout d'un an, t'atteris très vite". Elle nous révèle pourtant ne pas être exactement la Lisa de tous les jours quand elle est sur scène : "sur scène, je suis vraiment chez moi. Par exemple, la robe que j'ai sur scène, t'as peu de chances de me voir avec dans la vraie vie à part à un mariage ou une grande occasion. Sur scène, t'as pas la limite que t'as dans la vraie vie."

Parmi ses modèles, les artistes qu'elle admire, le premier nom qu'elle nous cite est celui de Michèle Laroque : "elle est distinguée donc du coup, elle peut se permettre d'être vulgaire. J'aime beaucoup. En pseudo jeune humoriste, j'adore Caroline Vigneaux (vous pouvez retrouver la critique de GuideParisMode de son spectacle ici). Je la trouve géniale. Je suis ultra fan. Il y a des trucs qu'elle fait qui sont hyper borderline mais hyper intelligents et elle peut se le permettre et c'est bien fait. J'adore."



Dans deux minutes, elle est au top !

Lisa présente donc son spectacle tout en folie. A la question : comment définis-tu ton humour ? Lisa hésite : "drôle... non, c'est pas une bonne réponse. Girly, barré, un peu qui bouge dans tous les sens. C'est plus des sketchs de situation que du stand up. C'est pas des jeux de mots, ça s'approche du théâtre. C'est beaucoup dans les mimiques, les silences... jeux de mots, je suis pas très forte."

Lisa interprète toute une galerie de personnages de l'américaine à la marocaine, la fan de speed-dating à l'employée toujours en retard. "Inconsciemment, j'ai surement du les voir, mais ils sont officiellement sortis de mon imaginaire. Mais il y a un mélange de plein de choses que j'ai dû voir. Après, il y a beaucoup de moi. En retard au bureau, c'est du quotidien. On dit toujours que les première oeuvres sont autobiographiques dont il y a plein de choses à sortir de ton quotidien."

Le spectacle de Lisa reste très spontané et laisse une belle place à l'improvisation : "c'est pas volontaire mais ça vient. Je pense qu'il faut être super à l'aise avec son texte et ce qu'on raconte pour être capable de partir. Mais il faut revenir au bon endroit. J'ai découvert que j'étais hyper à l'aise en improvisation avec le public et que j'adorais ça." Un autre point majeur de ce spectacle : son interaction avec le public. Pour Lisa, ses spectateurs sont presque ses partenaires de scène : "je me régale quand j'interagis avec le public. Pour nous, c'est encore plus se mettre en danger et c'est génial. Maintenant, il y a toujours un moment où je parle avec le public, au début du spectacle. C'est le seul moment où je me suis mis dans mon spectacle : "adresse au public"."

Lisa se produit donc tous les mardis au théâtre de Dix Heures, notamment grâce à un financement par le label participatif My Major Company : "au début je cherchais un producteur parce que le Dix Heures, ça coûte très cher. Du coup, j'ai plein de gens qui m'ont dit de lancer un projet sur My Major Company. Ca a cartonné."


Le voeu de Lisa

"Si je te le dis, il va pas se réaliser ! Bon d'accord, qu'il y ait la paix dans le monde. Ca fait un peu Miss France, j'ai toujours voulu être Miss France (rires). Si j'avais un voeu à faire... faire l'Olympia ?"

C'est tout ce qu'on lui souhaite !

Albin Duvert



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