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Rencontre avec Izarry, poète en-chanteur

[Rubrique : Culture] | Publié le : 04/12/2013



Si vous ne connaissez pas encore Izarry, GuideParisMode vous met à la page ! Très vite comparé à Calogero, dont il a assuré en 2008 la première partie notamment au Plan d'Eau de Metz devant plus de 40 000 personnes, Izarry reste dans un style variété pop qu'on lui connaissait déjà de son premier album. Ce dernier avait été produit dans le propre studio de l'artiste, qui avait travaillé seul. Sur ce nouvel EP, intitulé J'imagine, Izarry a pu déployer ses moyens grâce au succès du premier album et travailler avec une équipe et un matériel de professionnel pour un résultat convaincant. Porté par le premier single, Au temps qu'il fera, J'imagine révèle tout le talent d'auteur - compositeur - interprète d'Izarry et les multiples facettes de sa personnalité. Rencontre !


DĂ©couvrez Au temps qu'il fera, d'Izarry, premier extrait de J'imagine



Bonjour Izarry. D'ou est venu votre goĂ»t pour la musique ?

 

J'ai eu la chance d'avoir des parents qui ont eu la bonne idée de m'inscrire en école de musique, assez jeune. J'ai commencé par les instruments. J'ai fait du piano. J'ai commencé vers 3 – 4 ans et j'ai appris la guitare tout seul comme beaucoup d'adolescents, je pense. Et comme j'écrivais déjà un petit peu à l'adolescence parce que c'est là qu'on commence un petit peu à évacuer ce qu'on vit, ce qu'on découvre. J'ai mis ça sur la musique que je composais et c'est de là que tout a commencé.

 

Est ce que c'est important pour vous d'Ă©crire vos propres textes et de composer vos propres musiques ? Vous aimeriez Ă©crire pour d'autres artistes ?

 

C'est important pour moi d'écrire parce que je considère que c'est beaucoup plus honnête d'interpréter les choses qu'on écrit. J'aimerais beaucoup écrire pour d'autres personnes. Pour le moment, ça ne s'est pas présenté mais je ne suis jamais en panne d'inspiration. J'ai énormément de titres en stock. En tout cas, pour moi, c'est un exutoire d'écrire et c'est important d'écrire et de composer mes propositions.

 

Quelle diffĂ©rence vous faites entre le premier album et cet EP ?

 

Le premier album, c'est un album que j'avais autoproduit donc j'avais fait tout ça à la maison. Donc déjà en terme technique, on a fait une avancée mesurable. Il y a tout de même le fait de ne plus travailler tout seul, de travailler avec une équipe de choc. J'ai travaillé avec des musiciens, des réalisateurs qui non seulement ont une très bonne réputation, mais en plus ça s'est très bien passé humainement et artistiquement. Pour moi, ça a été une ouverture d'esprit aussi de laisser les autres toucher un petit peu à mon travail et apporter leur patte. Des souvenirs comme collaborer avec Alain Lanty au piano voix, c'est quelque chose de magique. C'est plus une avancée en terme humaine et technique. Artistiquement, je continue à faire de la pop française, toujours en français. Là-dessus, il n'y a pas de changement.

 

Ca reste dans la continuitĂ© de ce que vous aviez proposĂ© au premier album ?

 

C'est un petit peu différent parce que, encore une fois, c'est compliqué d'arriver à ce qu'on veut quand on est tout seul. Je revendique de la pop et je considère que le premier album que j'ai fait était déjà très pop et celui-ci est pop aussi. Après, ça n'a quand même rien à voir parce que, quand on les écoute, on se rend compte qu'on écoutait un album maison et qu'aujourd’hui, on écoute un album pro.

 

Quand est sorti le premier album ?

 

En 2009, il y a quelques années déjà !

 

L'album (le deuxième) n'est sorti qu'en digital ?

 

Non, il est sorti en physique, sur Amazon notamment, et petit à petit, c'est en train de s'étaler dans les magasins en France. On a sorti Amazon en physique et digital en même temps. Même si c'est un EP - un bel EP parce que d'habitude, les EP, c’est 4 – 5 titres et là on en propose 9, donc je l'ai travaillé vraiment comme un album - je tenais à ce qu'il y ait une version physique parce que je suis nostalgique des albums. Je continue à acheter des CD donc je voulais l'avoir aussi en main. Donc on a vraiment fait ça avec un livret, des paroles dedans, des photos…

 

Qu'avez vous voulu exprimer dans ce 2e album ? Qu'est ce qui vous a influencĂ© ?

 

C'est toujours difficile de résumer les thèmes d'un album parce que tout ne raconte pas la même chose. En gros, j'ai voulu un album positif. C'est des histoires tirées de ma propre vie dans des périodes plus ou moins faciles. Le premier single qui est extrait de l’album, Au temps qu'il fera, était un morceau pour se donner un petit peu de la lumière dans la vie, un coup de pied aux fesses et pour se dire quoiqu'il arrive, il faut garder la force intérieure. C'est surtout un message positif. Et puis à côté de ça, j'ai fait un petit clin d'oeil à ma grand-mère, que j'ai perdue cette année. Il y a un morceau qui lui est dédié dans mon album (Si tu savais). Ce que j'ai voulu exprimer, c'est ma vie personnelle, tout ce qui m'arrive, les péripéties de la vie mais toujours avec une note d'optimisme.


Pourquoi Au temps qu'il fera pour dĂ©fendre votre album ?

 

Au temps qu'il fera, c'est mon morceau un peu fĂ©tiche. Il Ă©tait dĂ©jĂ  dans le premier album dans une autre version et l'idĂ©e, c'est qu'il soit dans les prochains albums aussi dans une autre version. Ce sera un petit peu le fil rouge des albums. Pour revenir sur ce que je disais, c'est un morceau que j'ai Ă©cris pour me donner la foi, Ă  une Ă©poque oĂą c'Ă©tait un petit peu plus compliquĂ© dans la vie personnelle et j'en ai eu besoin pour me secouer. On a un petit peu des tous des vies similaires, des parcours similaires, des Ă©preuves similaires. Je me suis dit que ça pouvait ĂŞtre un très beau message de partage.  On a besoin de solidaritĂ©, de comprĂ©hension dans cette vie. Je trouvais que c'Ă©tait une belle approche d'en faire le premier single. 


DĂ©couvrez la version piano-voix d'Au temps qu'il fera, d'Izarry


 

Est ce que vous avez des artistes qui vous influencent, qui vous touchent ?

 

J'ai personne en particulier à citer. Je suis influencé par tout ce que je peux écouter, d'aujourd’hui comme d'hier. J'ai été bercé par le rock français de mes parents. Aujourd’hui j'écoute de la musique plus actuelle. Ca m'arrive de remettre dans mes platines un ancien Brel. Je suis surtout amoureux des mots donc de la plume comme Brel, Noir Desir, d'autres choses où c'est bien écrit. Mais c'est pas parce que je fais de la musique française que j'écoute que de la musique française (rires).

 

Vous aviez fait la première partie de Calogero sur scène. Vous avez collaborĂ© avec Gioacchino Maurici qui avait travaillĂ© avec Calogero. On vous compare beaucoup Ă  lui. Comment vous prenez cette comparaison ? 

 

Déjà, c'était une belle aventure, la première partie de Calogero, devant 40 000 personnes. C'était en 2008 donc depuis j'ai fait du chemin. J'ai fait mes propres scènes après : l'Européen, le Sentier des Halles... Et après, le fait de travailler avec le compositeur de Calogero, c'est arrivé des années plus tard et sans lien aucun avec la première partie de l'époque. C'est des hasards de la vie. Gioacchino Maurici a réalisé la moitié de l’album, pas composé parce que je composais et écrivais tout. Mais j'ai pu voir passer des comparaisons. Evidemment, je suis flatté. Si je peux faire la même carrière que Calogero en France, c'est plutôt un super compliment. Après, artistiquement, je pense que j'ai pas de recul et j'ai aucune prétention pour comparer mon travail. On chante en français tous les deux, on fait de la pop variété tous les deux. Ca me fait plaisir mais j'ai pas d'avis personnel sur la comparaison.

 

Vous l'aviez rencontrĂ© il y a 5 ans ?

 

Je l'avais rencontré quand j'avais fait sa première partie et je l'ai rencontré aussi plus tard quand j'ai collaboré avec son compositeur. On s'est revu. Il a eu un oeil sur l'enregistrement de l'album. De loin, mais il a donné son avis et ça m'a fait plaisir.

 

MalgrĂ© le fait de travailler avec une Ă©quipe, vous avez pu garder une libertĂ© sur le choix des chansons, le tournage des clips ?

 

J'ai cette chance là d'avoir une équipe en cohérence avec ce que je fournis, ce que je crée. Ca a pas du tout été compliqué pour choisir les morceaux, on était tous d'accord. Après, comme je suis auteur-compositeur mais que j'arrange aussi mes morceaux - j'avais fait les arrangements pour mon tout premier album - ca a été justement très facile de pouvoir communiquer et très vite se comprendre avec les deux réalisateurs de l’album qui sont Gioacchino Maurici et Michel Aymé. La chance aussi d'être en label indépendant. Je sais pas ce que c'est en maison de disque mais j'imagine qu'il y a des contraintes qui sont plus fortes. Moi, en tout cas, j'ai pas cette contrainte là et tant mieux.

  

Est ce que vous allez dĂ©fendre cet album sur scène ?

 

On a fait le lancement de lÂ’album Ă  la Boule noire le 4 novembre. Un retour sur scène après deux ans sans scène. C'Ă©tait un grand plaisir. On va partir en tournĂ©e l'annĂ©e prochaine. Puis il va y avoir sans doute des showcases Ă  la FNAC, ce genre de choses pour promouvoir lÂ’album, mais je vais le dĂ©fendre sur scène. On fait pas tout ça pour que ça reste en studio. 


Albin Duvert

Interview réalisée par Lise Chicheportiche et Albin Duvert



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